Herbarium / Annnecy Paysages 2021

« Amoureux du lac d’Annecy, le connaissez-vous bien ? Sous le miroir de l’eau se dissimulent bien des trésors. Aurélien Martini et Sophie Weidler-Bauchez sont allés cueillir quelques spécimens de ce jardin invisible et les dévoilent sur les murs de la vieille ville. Comme l’herbier, enfin révélé, d’une surprenante flore aquatique.
De l’humble cueillette des souvenirs d’enfance à la rigueur scientifique des recherches en botanique, en passant par la fleur séchée entre deux pages, l’herbier est une tradition pérenne. Avec la complicité des acteurs locaux, qui travaillent à la préservation du patrimoine naturel, Herbarium remonte à la surface la flore aquatique du lac et l’offre à nos regards étonnés. Bien qu’utilisant le cyanotype, technique ancienne de réaction photosensible, l’herbier mural se pare d’une esthétique contemporaine. Au hasard de vos promenades en vieille ville, cherchez le bleu profond de ces cyanotypes et découvrez la richesse des profondeurs du lac… »

Herbarium est un projet réalisé en collaboration avec Sophie Weidler-Bauchez dans le cadre de l’Appel à projet à la jeune création lancé par Annecy Paysages.
Il prendra place dans la Vieille Ville d’Annecy de juillet à septembre 2021 à l’occasion du festival Annecy Paysages.
Plus d’images à découvrir très prochainement.

https://www.annecy-paysages.com/herbarium-ap2021/

Musée des Égouts de Bruxelles

Retour en images – Musée des Égouts de Bruxelles.

Pendant l’été 2020, le Musée des Égouts de la Ville de Bruxelles accueilli mon travail de fin de cursus dans le cadre d’une exposition intitulée « Bărāthrum ». Du 4 juillet au 5 septembre, les visiteurs du musée sont invités à plonger dans cet univers caché.

Questionnant à la fois les surfaces et textures de cet espace si particulier, c’est également l’occasion d’interroger l’espace urbain.

Pour en savoir plus : Bărāthrum

Exposition réalisée avec le soutien du Musée des Égouts de Bruxelles, de la Ville de Bruxelles, de l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles, du Cru.Brussels et du CRU Heyveart Pointcare.


Les photographies du jour : RTBF du 06/11/2020

Chaque jour, la RTBF vous propose le regard et la plume d’un photographe indépendant sur la crise que nous traversons. Un cliché et un texte publiés chaque jour en soutien à la presse, dans le cadre de « #Restart », le plan de la RTBF lancé en soutien à la culture et aux médias, secteurs durement touchés.

Depuis maintenant un an, la pandémie de Covid-19 a bouleversé de manière brutale nos vies et nos interactions. De nombreux clichés de reporters, d’amateurs et d’artistes ont afflué ces derniers mois, nous montrant l’impact du Covid sur notre quotidien. Pourtant, à chacune de mes sorties dans Bruxelles, l’ambiance me rappelle une réalité déroutante, une facette de la ville que nous n’avons jamais connue jusqu’à présent : une ville silencieuse, privée de ses lieux culturels et vidée de ses animations habituelles. 


Exposition au Musée des égouts de Bruxelles : Bărāthrum

Affiche de l’exposition Barathrum au Musée des égouts de la ville de Bruxelles 2020

C’est avec plaisir que je vous annonce ma première exposition : Bărāthrum !
Elle sera visible du 04/07 au 05/09 au Musée des Égouts de Bruxelles

Étant donnée la période actuelle, vous retrouverez sur le site internet une série de capsule écrite sur les photographies. Et ce, durant les dix semaines d’exposition !

Exposition réalisée grâce au soutien de :

l’Académie Royale des Beaux-arts de Bruxelles, le Musée des Égouts de Bruxelles, CRU.Brussels et le CRU Heyveart Pointcare.

Extrait :

Bărāthrum est né de l’exploration d’un territoire inconnu, à première vue lugubre et inhospitalier : les égouts de Bruxelles. Ce monde caché, soustrait au regard, nous échappe véritablement. Il est pourtant essentiel au bon fonctionnement de la vie urbaine et fait partie de notre quotidien le plus intime. 

Ces photographies montrent les surfaces et textures de cet espace si particulier ; un plongeon dans l’obscurité d’un dédale fait de béton et de murs suintants où la perte des repères invite à voir autrement une simple aspérité ou un amas de calcaire : Ici plus qu’ailleurs, imaginaire et réel tendent à se confondre.

Pour en découvrir plus : Bărāthrum


Image fixe d’un monde qui bouge : masqué ou non, le Manneken n’arrête pas de pisser – RTBF du 05 juin 2020

Chaque jour, la RTBF vous propose le regard et la plume d’un photographe indépendant sur la crise que nous traversons. Un cliché et un texte publiés chaque jour en soutien à la presse, dans le cadre de « #Restart », le plan de la RTBF lancé en soutien à la culture et aux médias, secteurs durement touchés.

Voilà cinq ans que je passe tous les jours devant le Manneken-Pis. Haut lieu du tourisme bruxellois, je ne l’avais jamais connu sans visiteurs. Ce monument est quasiment un lieu de pèlerinage touristique. Au fil du temps, j’ai pris l’habitude d’immortaliser les foules du monde entier qui s’y pressent pour admirer le « petit homme qui pisse », le photographier et surtout, se photographier devant.

Lorsque j’y suis repassé pour la première fois après le confinement, le 29 mai, la rue me paraissait si triste. Les rideaux de fer étaient tirés, l’habituelle odeur de gaufres avait disparu, le Manneken-Pis était masqué et la rue déserte. Habituellement lieu de vie et d’effervescence, j’ai attendu de longues minutes pour que deux personnes viennent poser devant la statue.

À ce moment-là, ni perche à selfie, ni photo de groupe, ni foule de smartphones. Ces deux personnes ont commencé à se photographier. La scène en définitive était plutôt triste, rien ne se passait : une photographie rapide masquée devant un Manneken-Pis masqué.

Quoi qu’il en soit, masqué ou non, le Manneken n’en a pas fini de pisser sur ces visiteurs !


BĂRĀTHRUM

2020

PHOTOGRAPHIE

FR –

Bărāthrum est né de l’exploration d’un territoire inconnu, à première vue lugubre et inhospitalier : les égouts de Bruxelles. Ce monde caché, soustrait au regard, nous échappe véritablement. Il est pourtant essentiel au bon fonctionnement de la vie urbaine et fait partie de notre quotidien le plus intime. 

Ces photographies montrent les surfaces et textures de cet espace si particulier ; un plongeon dans l’obscurité d’un dédale fait de béton et de murs suintants où la perte des repères invite à voir autrement une simple aspérité ou un amas de calcaire : Ici plus qu’ailleurs, imaginaire et réel tendent à se confondre.

NL –

De foto’s van het Brussels Riolenmuseum die door Aurélien Martini gemaakt zijn, worden van 04.07.2020 tot 05.09.2020 tentoongesteld. Deze tentoonstelling vormt het hoogtepunt van zijn eindwerk voor KASK. Het is allemaal begonnen met een verkenningstocht in onbekend gebied: de riolen van Brussel. 

Om over de riolen in « Les Misérables » te spreken, gebruikt Victor Hugo het woord Bărāthrum, wat letterlijk « ravijn, afgrond, diepte, buik » betekent. Misschien gaat deze onzichtbare wereld aan u voorbij? De sfeer is er koud en onherbergzaam. En toch maakt deze wereld deel uit van ons meest intieme dagelijkse leven. De foto’s richten onze aandacht op de texturen. Ze dompelen ons onder in een universum van beton, druipende muren, ruwe structuren en kalkafzettingen. 

Laat je meeslepen in dit universum waarbij je al het bekende loslaat: hier komen de denkbeeldige en de echte wereld samen.

EN –

The photographs of the Brussels Sewer Museum taken by Aurélien Martini are on display from 4 July to 5 September 2020. This exhibition is the culmination of his final assignment for the Académie Royale des Beaux-Arts (ARBA). It was born from the exploration of an unknown space – the sewers of Brussels. 
To describe the sewers in « Les Misérables », Victor Hugo uses the word “Bărāthrum” which literally means « ravine, pit, abyss, belly ». Perhaps you are in the dark as to this obscure landscape. It can seem cold and inhospitable. And yet it is part of our most intimate daily life. These photographs focus on the texture of this hidden environment. They immerse us in a world made of concrete, dripping walls, rough surroundings and lime deposits. 
Let yourself be carried away into this universe while losing your bearings: in this place, the real and the imaginary blend into one.

CHARCOAL

2019

PHOTOGRAPHIE

FR – La série Charcoal est le fruit d’une déambulation d’un an dans les forêts incendiées du sud de la France. Pendant l’été 2016, la région PACA a connu de nombreux incendies. 

Deux ans plus tard, j’ai parcouru les hectares de forêts brulées à Vitrolles, au Nord de Marseille, et au pont de Mirabeau, dans le sud Lubéron. 

Des paysages lunaires jusqu’aux sous-bois renaissants, les stigmates persistent. Des arbres morts, brulés, calcinés laissent paraître ce qu’a été l’enfer de cet été-là.

EN – Charcoal, a 168x240cm 10-image-series. Laser printed on 100g paper sheets, collage made on plywood boards.

The Charcoal series is the result of one year’s worth of hicking in woods that have been decimated by wildfires in the south of France. The PACA region has seen a rise of wildfire’s during the 2016 summer.

Two years later, I walked through acres of burnt forests in Vitrolles, north of Marseille and near the Pont de Mirabeau, in the southern part of the Lubéron.

From lunar landscapes to the re-birth of the undergrowth, the scars are still showing. The dead, burnt, charred trees tell us the story of what a terrible summer it must have been.

Vue d’exposition série Charcoal, Impact, 2019, Bruxelles

Abbey Road


Édition A5 réalisée en risographie monochrome en 50 exemplaires. Photographie réalisée à l’aide d’une caméra de surveillance.

FR – Pendant plusieurs semaines, j’ai réalisé plus de 500 clichés du passage piéton d’Abbey Road. Connu dans le monde entier grâce à l’album éponyme des Beatles, il fait l’objet aujourd’hui de lieu de pèlerinage pour les touristes et aficionados en quête de mise en scène plus ou moins réussie sur ce passage piéton.

Pourtant, je n’ai jamais mis les pieds sur ce passage piéton et les touristes ne m’ont jamais croisé.

La caméra de surveillance, remplace la caméra photographique et le typon risographique la chimie photographique.

EN – A5 edition, created using monochrome risography technique, 50 copies. Picture taken with a security camera.

Over the course of multiple weeks, I have taken over 500 shots of the Abbey Road crosswalk. Made world renowned thanks to the eponymous Beatles album, which is to this very day a pilgrimage site for tourists and enthousiasts hoping to re-create the picture of the album cover, more or less succesfully.

Howerver, I have never set foot on that crosswalk and tourists never crossed paths with me.

The security camera substitutes the photographic camera and the risographic artwork screen printing replaces the photographic chemistry.

Abbey Road est disponible sur le shop !

Hortus Meo

Hortus Meo est une série composée de 8 tirages pigmentaires sur papier Hahnemühle Photo Pearl 310gr, 30x40cm.

FR – Cette série de photographies rassemble une collection d’images formant un herbier, un jardin imaginaire.

Ces images m’ont permis d’expérimenter et de questionner un territoire réduit (ma table) et les limites techniques des appareils photographiques numériques. Ici se mêlent macrophotographie, sur et sous exposition, flou, flash et gros plan.

EN – Hortus Meo is a series of 8 pigmentary prints develloped on 30x40cm, 310g Hahnemühle Pearl Photo Paper.

This series of photographies congregates a whole collection of images that portray a herbarium, an immaginary garden.

These images allowed me to experiment, reflect on a small area (ex: my table) and test out the technical boundries of the numeric camera. Hortus Meo conflates, macrophotography, flash, blurriness, close ups, over and under exposures.